Je teste pour vous : passer le permis moto !

18:11

Repasser le code après 6 ans de permis, voilà le défi que je me suis lancée en voulant passer le permis moto. Résultat : les années de conduite semblent avoir eu raison de la théorie… En effet, jusqu'en 2014, la durée de validité du code de la route était fixée à 3 ans. Depuis un arrêté du 31 octobre 2014 , cette durée est passée de 3 à 5 ans. Je savais qu’à l’époque je n’aurais pas dû hésiter à m’inscrire et profiter de ces quelques années de validité. Mais étant étudiante et sans revenu, il m’aurait été difficile de subvenir à l’envie d’acquérir mon premier deux roues. A défaut, je me suis offert mon équipement et roulais accrochée à mon frère, puis quelques années plus tard, je roulais avec mon homme. Un homme motard depuis quasiment toujours, ce qui m’a encore plus motivée pour passer le permis A. Depuis décembre, j’ai décroché mon CDI et je m’étais promis de passer le plus rapidement possible ce fameux permis, désiré depuis des années. Et c’est chose faite. Je me suis inscrite début mars dans une auto/moto-école à deux pas de chez moi, après avoir pris le temps de comparer financièrement et amicalement les écoles du coin.

Pensée Ordinaire

Lors de ma première séance de code, je m’étais lancé le défi : cinq fautes ou moins sur 40 questions. C’aurait été l’occasion de prouver à moi-même que le temps qui passe n'efface pas les connaissances théoriques laborieusement apprises des années plus tôt. Et tout ça, sans réviser… Parce qu’à l’époque et à 17 ans, le code est loin d’être une priorité. Résultat ? 10 fautes. 10 énormes fautes qui font bien mal. Il semblerait néanmoins que ce soit « normal » d’en faire autant après plusieurs années de permis. Le plus dur ? Voir les questions s'enchaîner et le boîtier m’indiquer très vite mes erreurs. De plus en plus nombreuses. Finalement, après 2 ou 3 séances j’ai eu comme un déclic et j’ai réussi à me remettre dans la logique des questions. Et je crois que c’est bien ça le plus difficile : voir le danger partout et imaginer le pire la chaque question. Se remettre dans la peau de l’apprenant et mettant de côté son expérience et ses 6 années de conduite.

L’avantage aujourd’hui est de pouvoir étudier et réaliser des séances ou des cours de code à la maison, via internet. Et c’est cette méthode que j’apprécie le plus. Pourquoi ? Parce que partager 1h de code dans l’auto-école avec des ados complètement indifférents et désinvoltes, bavards et peu respectueux de la concentration des autres, m’énerve profondément. Quitte à avoir l’air dur, c’est pourtant ce que je pense. Entre avoir le choix de réviser dans le calme chez soi et se confronter au désintéressement quotidien des jeunes, je pense qu’il n’y a pas photo. Finalement, repasser son code n'a rien d'une formalité. À croire que j’avais oublié à quel point l'apprentissage avait été laborieux des années plus tôt. Mon moniteur m’avais rassuré le jour de mon inscription : l'apprentissage du code est un exercice très scolaire, plus facile à apprendre pour celui qui n'a jamais conduit.

Aujourd’hui et après un bon mois de pratique, je tourne entre 5 et 2 fautes sur 40 questions. J’appréhende d’autant plus le test final car étant déjà titulaire du permis B, je me mets encore un peu plus la pression. J’essaie de me dire que ça se passera bien et qu’il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas une seconde fois !

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Pour ce qui est de la conduite, je résumerai ça comme : du plaisir, du plaisir et du plaisir.

J’ai commencé la conduite peu de temps après le début de mes séances de code. J’ai eu droit à une séance « découverte » avec mon moniteur : pousser la moto à vide, démarrer en première et passage de rapports entre deux plots, à faire des grands 8 entre ces derniers. Bilan de ces deux premières heures : d’après mon moniteur, j’ai de très bonnes aptitudes à pratiquer la moto. Sûrement du fait que j’ai très longtemps été passagère et que j’ai fait beaucoup de route. Deuxième séance : 1h de route, ouais direct. Après avoir seulement pratiqué 2h de plateau en mode découverte totale, mon moniteur a voulu me faire conduire sur route en me rassurant quand même avant de partir « si je ne le sentais pas, je ne te le ferai pas faire ». Voir quelqu’un t’exprimer de la confiance, ça donne des ailes. C’est surtout aussi plus pratique pour lui car comme ça, je saurai amener la moto sur le lieu des cours. Bilan ? Une confortation dans mon choix, j’ai vraiment bien fait de m’inscrire et je sens que la moto c’est fait pour moi. Aucune appréhension, aucun stress, cette heure de conduite n’aura été que du bonheur. Mon moniteur était ravie et m’a encore fait partager sa satisfaction.

Puis on a enchainé avec une autre heure de plateau, toujours en apprivoisant la moto. Car oui, c’est pas avec mes 48kg que je vais faire des miracles au début, même si je me sens déjà parfaitement bien sur la moto. C’est pourquoi mon moniteur privilégie pour le moment les circuits de parties rapides, pour que je me sente à 100% à l’aise et que j’ai la maitrise totale de l’engin, pour ensuite attaquer le plus dur ; le lent. J’ai déjà fait les frais de cette partie lente. J’y ai laissé mon genoux sur une belle chute, en roulant très lentement. C’est aussi ça le permis moto, s’attendre à se faire fatalement mal, tôt ou tard, on y passe tous. Il faut se dire que ça fait partie de l’apprentissage et que c’est en faisant des erreurs que l’on progresse plus vite.

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Au final, passer le permis moto n’a rien de compliqué, même pour une femme de petit gabarit. Les motos écoles sont souvent voir toujours adaptées aux petites tailles. Pour l’instant, on continue régulièrement les séances de conduite et j’en suis aujourd’hui à 8h de moto. Autant vous dire que le temps passe vite sur un 2 roues et que je ne vois pas les heures défiler quand je suis dessus. Les sensations sont déjà bien présentes et la conduite s’apprend incroyablement rapidement. Le tout maintenant étant d’affiner tout ce que j’ai appris, en n’oubliant pas d’apprendre toutes les fiches par cœurs et surtout, d’obtenir le code pour pouvoir prétendre à un passage du plateau… !

Toucher du bout du doigt ce que j'attends depuis des années me rend complètement dingue ! Pour moi, le permis moto n’est qu’un bonus. Un plus dans la vie, la partie cool, le côté plaisir et détente. C’est pourquoi je ne suis jamais stressée, jamais inquiète lorsque je pars rouler. C’est un loisir dont j’ai l’opportunité de m’accorder, alors je profite, je profite, je profite…

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A l'occasion de cet article, je tenais à partager avec vous cette petite vidéo, tournée le 1er avril lors d'une de nos balades avec mon homme. Et je peux vous dire que repasser en tant que passager après avoir conduit, ça pique un peu... Je m'impatiente quand même de pouvoir rouler seule sur ma moto. De pouvoir faire une sortie seule, quand je veux, comme bon me semble. Dorénavant, ce n'est plus qu'une question de temps !

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À PROPOS

Delphine, 27 ans, maman, motarde, bassiste, apprentie guitariste et totalement accro aux tatouages. Chef de projets dans l'industrie nucléaire. Lire plus...

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